Cristiano, cette récompense, est-ce une consécration ?
Cristiano Ronaldo: C'est vraiment la réalisation d'un rêve, la consécration que je cherchais depuis plusieurs années et l'aboutissement de ce que je voulais depuis tout jeune. Pour moi, le Ballon d'Or, c'est énorme. C'est la plus belle récompense individuelle dans le football. Je me sens un peu sur le toit du monde. C'est spécial d'atteindre ce niveau. Maintenant, je ferais tout pour y rester. Je n'ai fait qu'un pas.
Ce Ballon d'Or vous donne-t-il plus de responsabilités ?
Depuis tout jeune, je suis habitué à en avoir. Les gens vont m'attendre au tournant mais ça ne m'effraie pas, car je suis habitué à subir la pression. Je continuerai à jouer mon football.
Quel est votre objectif personnel désormais ?
Je veux rester à ce niveau car j'ai beaucoup d'ambition. J'ai une mentalité de combattant. Il ne faut jamais s'arrêter et toujours se remettre en question. J'ai envie d'aller encore plus loin, de poursuivre mon apprentissage et de devenir le meilleur.
Que pensez-vous de vos poursuivants, Lionel Messi et Fernando Torres ?
C'est un privilège de devancer autant de bons joueurs. Les autres nominés sont bien lancés et auront la chance de gagner un jour cette récompense.
Votre avenir restera-t-il à Manchester ?
Ça fait cinq ans que je suis à Manchester, où je suis arrivé très jeune. J'y suis chez moi. On me récompense individuellement, j'en suis heureux, mais je veux continuer à gagner des titres avec mes coéquipiers. Gagner le Ballon d'Or me motive encore plus.
Pensez-vous que le sacre en Ligue des Champions a été décisif dans le vote ?
Bien entendu. C'est la plus grande compétition européenne et c'est un objectif important pour les plus grands clubs. En remportant la Ligue des Champions, j'avais tous les avantages pour remporter le Ballon d'Or.
Vous avez déclaré mériter d'être 1er, 2e et 3e au Ballon d'Or. Le pensiez-vous vraiment ?
Je n'ai jamais dit que j'étais le meilleur. Je respecte mes adversaires et mes concurrents du Ballon d'Or. Je savais que j'étais bien placé pour remporter le Ballon d'Or et que j'étais porté par l'espoir de beaucoup de monde.
Quelle place possède Luiz Felipe Scolari dans votre réussite ?
Il a beaucoup compté pour moi, en me faisant confiance à 18 ans en équipe nationale. Je le remercie car je lui dois beaucoup en tant que footballeur et en tant qu'homme.
"Gagner avec le Portugal"
Malgré votre réussite, vous n'avez encore rien gagné avec le Portugal...
Après ce Ballon d'Or, j'en veux toujours plus, que ce soit individuellement et collectivement, en club comme en sélection. Avec le Portugal, on a fait ce qu'il fallait sans réussir à remporter un titre majeur. Il y a de l'espoir pour les prochaines échéances. C'est l'un de mes prochains objectifs. On va y travailler dur pour l'atteindre.
Qu'auriez-vous fait sans le football ?
Vous savez, j'ai d'autres talents. Je ne suis pas qu'un joueur de football. Pour l'instant, je profite d'être footballeur et je ne m'imagine pas autrement.
Que répondez-vous aux critiques, notamment de la presse française, qui vous décerne aujourd'hui cette récompense ?
Je suis habitué à essuyer des critiques. Je ne peux pas être d'accord avec ces reproches, mais sur le terrain, je réponds. Les gens peuvent constater mes qualités.
Pour vous, quel est le meilleur attaquant français ?
Je citerais plusieurs joueurs, comme Benzema, Henry ou Ribéry, qui a été nominé au Ballon d'Or. Ils méritent leur popularité.
Quelle est votre position sur la crise économique actuelle ?
Cette crise touche tous les secteurs, dont le football, alors personne ne doit rester les bras croisés. Il faut se battre et porter son regard vers l'avenir.
Quel est votre plus grande force et votre plus grande faiblesse ?
Ma force de caractère et le fait de détester perdre.